HIROSHIGE Ando (1797 - 1858)

Hiroshige est manifestement l'artiste qui a le plus marqué (avec Hokusai) l'art de l'Ukiyo-e au XIXème siècle.

Son oeuvre d'une originalité surprenante fascinera les Japonais et influencera les Occidentaux (Whistler, Pissaro, Van Gogh, Monet, Bonnard,...). L'une de ses séries d'estampes les plus évocatrices offertes aux amateurs de paysages et de voyages - les 53 relais du Tôkaidô, parue pour la première fois en 1833/1834 (édition Hoeido) lui vaudra une célébrité immédiate.

Dès son enfance, Hiroshige montre des prédispositions pour le dessin. Il tente d'entrer dans l'atelier de Toyokuni Utagawa, mais en raison d'un trop grand nombre de candidats, il intègre finalement l'atelier de Toyohiro Utagawa à l'âge de 14 ans. Celui-ci est spécialisé dans les paysages et léguera à Hiroshige cet amour.

 Hiroshige commence sa carrière en réalisant des portraits de beautés féminines et d'acteurs de théâtre Kabuki. A la mort de son maître (1828 ?) il délaisse les portraits et se met aux paysages. Il publie sa première série "lieux célèbres de la capitale de l'Est" en 1831, comportant 10 vues de Edo. Mais c'est en publiant deux ans plus tard sa série des 53 stations du Tôkaidô, qu'il connait un succès foudroyant.

 En 1832, Hiroshige parcours la route du Tôkaidô (route de la mer de l'Est) qui relie Edo, capitale du Shogun à Kyôto, résidence impériale.

Amoureux des voyages et de la nature, il publie par la suite d'autres séries d'estampes inspirées de ses différents déplacements. Il réalise également des estampes de fleurs, d'oiseaux, de scènes historiques, etc...

En 1845, il adopte son disciple Shigenobu qui prendra plus tard le nom de Hiroshige II.

 Il devient moine bouddhiste en 1856 et publie à la même époque les Cents vues célèbres d'Edo qu'il considère comme son plus grand chef d'oeuvre.

 Il meurt du choléra deux ans plus tard, en 1858 et est enterré dans le temple Tôgaku-ji du quartier d'Asakusa.