Samouraïs

Au 21ème siècle l'image que nous avons des samouraïs nous vient surtout de films tels que les 7 samouraïs de Kurosawa relatant une légende basée sur des faits réels "l'histoire des 47 ronin" où honneur, fidélités, combats, sont des éléments clés.

Mais qui étaient réellement les samouraïs ?

Cette caste de guerriers a régenté durant plus de 700 ans le Japon et a marqué profondément la culture japonaise.

Durant de nombreux siècles, le Japon fut le théâtre de luttes féroces entre différents clans de riches propriétaires terriens. Ceux-ci, devant l'impuissance du gouvernement et de l'empereur levèrent des armées personnelles pour défendre leurs domaines accroissant ainsi le pouvoir des guerriers. Ainsi, loin de la cour, une caste distincte vit le jour progressivement : celle des samouraïs.

A compter du 12ème siècle, ceux-ci constituaient la caste la plus élevée au Japon qui en comportait 4 : les guerriers, les paysans, les artisans et les commerçants.

Un code d'honneur régissait la vie du samouraï : le "bushido" ou "voie du guerrier".

Ce code de conduite était transmis le plus souvent oralement de génération en génération au sein d'un même clan. En effet, en dehors des valeurs communes à tous les guerriers, tel que courage et fidélité à son Maître (le daymio), chaque clan avait son propre bushido pour être un guerrier modèle et ce code pouvait être consigné par écrit.

Courage, fidélité, loyauté, honneur, mais aussi courtoisie, politesse, sincérité, sont les préceptes du bushido.

Le seppukku (plus connu sous le nom de hara-kiri) est une pratique indissociable du bûshidô. Hormis dans le cadre du champ de bataille, le seppuku accompagne le raffinement du bûshidô des classes dirigeantes. Il possède son propre code qui doit être scrupuleusement respecté. Cet acte n'est pas un acte solitaire et se pratique en petit comité choisi et restreint.

L'unification du shogunat au début du 17ème siècle (avec notamment la chute de la ville d'Osaka en 1615) verra la dynastie Tokugawa établir sa cour à Edo (aujourd'hui Tokyo). Cette unification permettra aux samouraïs de consacrer plus de temps à la poésie, la musique, la calligraphie... pour finir à la fin de la période Edo (1868) hommes de lettres ou fonctionnaires.

L'ouverture du Japon à l'Occident et la suppression du privilège du port des deux sabres (le katana et le wakizashi) en 1876, marqua la fin d'un règne.

Sous le masque du samouraï se trouvaient des hommes avec toutes leurs richesses, leur diversité, mais aussi une élite de guerriers qui aura dominé le Japon durant 7 siècles.